En ex-diplomate, Luis Vassy avance ses pions l’un après l’autre dans le chaudron qu’est devenu Sciences Po, qu’il dirige depuis près de deux ans. Vendredi 29 mai doit se tenir un « sénat académique », convoqué en urgence par la présidente du conseil scientifique de l’établissement, Florence Haegel, soutenue par des professeurs de la faculté permanente.
Fin avril, dans un communiqué, 145 professeurs et chercheurs (sur 272) ont dénoncé une « escalade de la répression » de la part du directeur ainsi que son mode de gouvernance, qualifié d’« unilatéral ». Luis Vassy, le 14 avril, avait sollicité les forces de l’ordre pour mettre fin à l’occupation d’un amphithéâtre par des étudiants qui entendaient dénoncer la proposition de loi de la députée (Renaissance) Caroline Yadan visant à lutter contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme » – un texte finalement retiré par les députés macronistes à la veille de son examen à l’Assemblée nationale, le 16 avril. Le gouvernement a annoncé préparer, à la place, un projet de loi transpartisan portant sur tous les racismes.
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