Ludovic Ryszowski veut réhabiliter la mémoire de sa grand-mère, écrivaine et activiste politique considérée comme folle. Refusant de croire à son suicide il y a 60 ans à Étretat, il vient de saisir le parquet du Havre (Seine-Maritime).

Paris,  le 30 mars 2026. Ludovic Ryszowski mène l'enquête sur la disparition de sa grand-mère, l'écrivaine et poétesse proche de l'OAS Françoise Quintin-Ryszowska, à Étretat en 1967. LP/Arnaud Journois

Paris, le 30 mars 2026. Ludovic Ryszowski mène l'enquête sur la disparition de sa grand-mère, l'écrivaine et poétesse proche de l'OAS Françoise Quintin-Ryszowska, à Étretat en 1967. LP/Arnaud Journois

C’est un dossier vieux de 60 ans sorti aujourd’hui de l’oubli au tribunal judiciaire du Havre (Seine-Maritime). Le 20 janvier 1967, le corps mutilé de Françoise Quintin-Ryszowska (ou Ryszowski, les deux orthographes sont acceptées), 32 ans, écrivaine et figure politique locale, est retrouvé au pied de la falaise d’Amont dans la petite cité balnéaire d’Étretat (Seine-Maritime). La police conclut à un suicide. Une version aujourd’hui contestée par sa famille et notamment son petit-fils historien de formation et ancien enseignant, Ludovic Ryszowski.

« Il ne s’agit pas d’une simple affaire familiale, mais d’un dossier historique, littéraire et politique d’intérêt public majeur », assure le trentenaire, qui vient de saisir le parquet du Havre (Seine-Maritime). Dans un mail, le tribunal vient de lui répondre que le dossier est actuellement à l’étude.