Comme en première instance, le ministère public a demandé ce mercredi sept ans de prison ferme à l’encontre de l’ancien chef de l’État. L’accusation est convaincue de l’existence d’un pacte noué avec Mouammar Kadhafi pour financer sa course à l’Élysée en 2007.

Nicolas Sarkozy, ce mercredi à la sortie de la salle d'audience au terme de trois jours de réquisitoire dans le procès en appel des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. AFP/Dimitar Dilkoff

Nicolas Sarkozy, ce mercredi à la sortie de la salle d'audience au terme de trois jours de réquisitoire dans le procès en appel des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. AFP/Dimitar Dilkoff

Pour Nicolas Sarkozy, les procès se suivent et se ressemblent. Au niveau de l’accusation tout du moins. Comme en première instance, le parquet général a requis, ce mercredi 13 mai, sept ans de prison ferme et 300 000 euros d’amende à l’encontre de l’ancien président de la République au procès en appel des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. Une peine — la plus lourde requise — « à la hauteur de la gravité des faits », afin de sanctionner des comportements « dans le haut du spectre » des atteintes à la probité.

À l’issue du premier procès, Nicolas Sarkozy avait été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs et avait été incarcéré durant 20 jours. Ce mercredi, le parquet général n’a pas requis l’exécution provisoire de la peine mais la cour demeure souveraine dans sa décision.