


























Une erreur de cible ? Cinq mois après l’assassinat de Mehdi Kessaci, nous révélions ce dimanche une nouvelle piste très sérieusement envisagée par les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille et de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO). Les assassins auraient, en réalité, été engagés pour tuer Amine Kessaci et se seraient trompés de cible. « C’est dur à entendre », a réagi ce lundi dans La Provence le militant et figure de la lutte anti-narcotrafic, désormais 4e adjoint au maire de Marseille.
« Mais cela fait écho à ce que je disais quelques jours après l’assassinat de mon petit frère : sur mes mains, je vois le sang de mon frère », a déclaré Amine Kessaci auprès de nos confrères.
Après la mort de Mehdi Kessaci, c’est une tout autre hypothèse qui avait émergé. Faute de pouvoir atteindre le militant, exfiltré de Marseille par la police après des menaces reçues, les tueurs s’en seraient pris à son frère.
Pendant plusieurs jours, des « petites mains » auraient été chargées de surveiller Amine Kessaci, notamment la voiture et le domicile de la famille Kessaci. Sans le savoir, les personnes chargées des préparatifs du crime auraient suivi Mehdi Kessaci au lieu d’Amine Kessaci.
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« En me visant, ce que semblent accréditer ces éléments, on a voulu toucher la République, l’État de droit, la démocratie. Cela montre la gravité de la situation », a déclaré Amine Kessaci auprès de La Provence, précisant vivre sous protection « depuis des mois ». « L’enquête est toujours en cours et il faut rester prudent », a-t-il ajouté, assurant faire « entièrement confiance » aux enquêteurs.
Fin mars, l’enquête s’est accélérée avec la mise en examen de six personnes - cinq hommes et une femme - pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime, ou encore d’un délit puni de dix ans de prison.
Sont aussi visés les faits de destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux, vol et recel, le tout en bande organisée. Les cinq hommes ont ensuite été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. La femme a quant à elle sollicité un délai avant qu’il soit définitivement statué sur sa détention ; dans l’attente, elle a elle aussi été écrouée.
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