



























Le Conseil d’État a tranché. La plus haute juridiction administrative française annonce ce jeudi 30 avril dans un communiqué « rejeter le recours formé par La Jeune Garde contre le décret qui prononçait sa dissolution ». Ce recours, formulé par le groupe fondé par le député LFI Raphaël Arnault après la publication d’un décret de dissolution en juin 2025, n’était pas suspensif.
« Saisi par La Jeune Garde, le Conseil d’État juge aujourd’hui que la dissolution de ce groupement de fait décidée par le Gouvernement est adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public », écrit l’institution.
« La Jeune Garde a mené et incité à commettre des agissements violents de confrontation et d’exclusion physique de l’espace public, tant par le comportement de ses membres que par ses soutiens à certains comptes sur les réseaux sociaux et son absence de réaction à leurs contenus », peut-on également lire dans la décision du Conseil d’État.
Le décret de dissolution pris en Conseil des ministres en juin dernier pointait des rixes violentes ou prises à partie à Strasbourg, Paris et Lyon entre 2023 et 2025 à Lyon.
Après sa dissolution, La Jeune Garde s’est retrouvée au cœur de la polémique qui a suivi la mort en février à Lyon du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, car plusieurs des agresseurs présumés en étaient membres et sont des proches de Raphaël Arnault.
Une enquête a par ailleurs été ouverte fin février après un signalement du ministère de l’Intérieur soupçonnant une reconstitution du mouvement antifasciste.
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