De la France à l’Ukraine en passant par le Soudan : recherchés pour leur expérience, leur sang-froid et leur formation, des mercenaires colombiens vendent leur savoir-faire à l’international. Un type d’exportation devenu une spécialité du pays latino-américain.

D'anciens militaires colombiens forment une réserve de mercenaires à bas coût pour des pays en guerre. D'autres jeunes vendent leurs services à des narcotrafiquants. Dessin Olivier Marty pour Le Parisien
D'anciens militaires colombiens forment une réserve de mercenaires à bas coût pour des pays en guerre. D'autres jeunes vendent leurs services à des narcotrafiquants. Dessin Olivier Marty pour Le Parisien 

Tout a commencé le 12 octobre 2024. Ce jour-là, Nadir E., alias « le Mexicain », 27 ans, échappe à la mort dans son gîte Airbnb, à Givors, au sud de Lyon dans le Rhône. De faux policiers, lourdement armés, ont tenté de tuer ce cador du narcotrafic. Un mois plus tard, un Colombien se rend à la police. Cet ancien militaire de 32 ans livre un récit que les enquêteurs ont du mal à croire : il aurait été recruté à Bogota pour assassiner un trafiquant français à Lyon. Il espérait gagner 2 000 euros pour une mission de sécurité, pas pour tuer, prétend-il.

Malgré cette confession, l’homme est placé en garde à vue pour « association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes en bande organisée ».