


























Il était présent au moment des faits, dans un état d’ébriété avancé. L’homme, soupçonné d’avoir défenestré une femme âgée d’une soixantaine d’années, ce vendredi au Havre (Seine-Maritime), a été mis en examen et placé en détention provisoire, a fait savoir la procureure de la République, Soizic Guillaume, dans un communiqué de presse, ce dimanche.
« Une information judiciaire a été ouverte ce jour et le mis en cause a été mis en examen du chef d’homicide volontaire sur personne vulnérable et placé en détention provisoire », a indiqué la procureure de la République.
Ce vendredi, vers 16 heures, une femme âgée d’une soixantaine d’années avait été retrouvée au bas de son immeuble dans le quartier de Tourneville, au Havre. « Elle était gravement blessée et a malheureusement succombé rapidement à ses blessures malgré l’action des secours », avait expliqué Soizic Guillaume.
Un homme âgé d’une cinquantaine d’années, alcoolisé, présent à son domicile au moment des faits, a été interpellé dans la foulée. Il a été placé en garde à vue pour « homicide volontaire en état d’ivresse manifeste », avait indiqué la magistrate dans un précédent communiqué.
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Interrogés par les enquêteurs, des voisins ont affirmé avoir entendu une dispute et des insultes, a-t-elle ajouté. L’homme interpellé « n’est pas le concubin de la victime », avait poursuivi Soizic Guillaume, indiquant qu’il s’agissait « d’une personne que la victime accueillait à son domicile, mais les faits n’ont pas été commis dans un contexte intrafamilial », d’après la procureure.
Selon nos confrères de Paris Normandie, l’homme aurait, dans les minutes qui ont précédé la chute, envoyé un message à la fille de la victime lui enjoignant de venir chez sa mère sinon il la poussait par la fenêtre. La victime elle-même aurait également envoyé un message à sa fille, indiquant : « Il va me pousser. »
Selon une voisine, la dispute a commencé dans la matinée. « À un moment, cet après-midi, elle a jeté ses affaires, à lui, par la fenêtre. Quelques minutes après, c’est elle qui passait par la fenêtre… », a-t-elle raconté à nos confrères, ajoutant que l’homme s’imposait souvent dans le studio de cette femme.
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Selon les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause est « connu de la justice notamment pour des faits de violences volontaires, aucune main courante ou plainte n’était retrouvée concernant des tensions ou violences entre la victime et le mis en cause », avait précisé la magistrate.
Les investigations « ont permis de confirmer l’état de vulnérabilité de la victime en considération notamment de difficultés importantes à se mouvoir », a ajouté la procureure de la République, précisant que le mis en examen n’avait pas reconnu les faits reprochés pendant sa garde à vue.
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