























« A priori, tous les arrondissements parisiens sont concernés. » Le secteur périscolaire de la capitale est traversé par une crise liée à des révélations de violences sexuelles. Sur RTL ce dimanche 17 mai, la procureure de Paris Laure Beccuau annonce qu’« à l’heure actuelle, nous avons des enquêtes sur 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles primaires et une dizaine de crèches ».
« Au niveau des poursuites, nous avons eu trois ouvertures d’informations (judiciaires) et cinq convocations devant le tribunal correctionnel », a également déclaré Laure Beccuau, précisant qu’un animateur avait été placé en détention provisoire.
Ces cas de violences dans le périscolaire « sont tout à fait une urgence », a défendu la procureure, tout en reconnaissant que la brigade des mineurs était « débordée ». « Il y a un nombre considérable de dossiers en attente à la brigade criminelle, là aussi c’est un point d’alerte qui a été écrit par mes soins », a-t-elle déclaré. « Il y a des dossiers qui sont forcément mis sur le fil ».
« Fin décembre, j’ai reçu certains parents pour expliquer comment nous allons allions décliner les enquêtes », a-t-elle également rappelé.
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« Au moins une dizaine » d’enquêteurs va travailler sur les cas de violences dans le périscolaire parisien, a aussi indiqué Laure Beccuau.
Cette déclaration de la procureure de Paris intervient alors qu’une convention citoyenne sur le périscolaire doit débuter ce lundi dans la capitale. Comme voulu par le nouveau maire Emmanuel Grégoire (PS), pendant un mois, plusieurs sessions seront organisées avec des auditions d’experts, de professionnels et de responsables politiques…
« Les recommandations émises par ce panel seront votées au Conseil de Paris de juillet, pour une réorganisation dès la rentrée », indique-t-on du côté de l’Hôtel de Ville, qui prône des discussions « sans tabou ». Reste que l’initiative, lancée après des mois de scandales dans les écoles, laisse les acteurs de ce dossier très réservés.
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Depuis le 1er janvier, 78 agents du périscolaire ont été suspendus à Paris, dont 31 pour des faits à caractère sexuel. En 2025, 46 suspensions avaient déjà été prononcées, dont 20 pour des motifs similaires.
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