EXCLUSIF. Franck Rastoul, procureur général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, s’alarme de certaines dérives observées pendant une audience émaillée de nombreux incidents, à l’issue de laquelle Gabriel Ory a été condamné à 25 ans de prison.

Par Christel Brigaudeauenvoyée spéciale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) 

Le

14 avril 2026 à 20h30

Au bout de ces trois semaines chaotiques, Franck Rastoul fustige notamment le comportement des avocats, qui en sont parfois venus à s'invectiver entre eux. PhotoPQR/La Provence/Cyril Sollier

Au bout de ces trois semaines chaotiques, Franck Rastoul fustige notamment le comportement des avocats, qui en sont parfois venus à s'invectiver entre eux. PhotoPQR/La Provence/Cyril Sollier

Contre toute attente, c’est à l’heure du verdict de la cour d’assises d’Aix-en-Provence que le palais Monclar a semblé le plus apaisé, ce mardi soir, au terme de trois semaines du procès, de bout en bout électrique, des auteurs présumés du double meurtre de l’hôtel Formule 1 de Plan-de-Campagne, commis en 2019 sur fond d’une guerre entre narcotrafiquants. Guerre dont allait surgir, un peu plus tard, la DZ Mafia.

Ses deux chefs présumés, tous les deux dans le box, voient leur sort tranché différemment. Amine Oualane, renvoyé uniquement pour association de malfaiteurs, a été acquitté. Gabriel Ory, soupçonné d’avoir trahi la victime en la livrant à ses bourreaux, reconnu coupable de complicité, a été condamné à 25 ans de prison assortis d’une peine de sûreté des deux-tiers, de même que le commanditaire du complot, Karim Harrat, et une autre cheville ouvrière du double assassinat, Walid Bara, en fuite, contre qui a été émis un mandat d’arrêt.