Interrogé ce mardi devant la cour d’assises du Val-d’Oise, Nirosan S., jugé pour le meurtre de Vaijayasri et de sa fille Shana, a tenté de défendre l’image d’un cousin intégré et bienveillant au sein de la famille qui l’hébergeait. Mais ses contradictions et les écoutes téléphoniques ont fait surgir un tout autre visage.

Nirosan S. avait jusqu’ici presque toujours une explication. Au fil de l’enquête, sa version de la journée du 10 août 2021 a changé pas moins de six fois. Et devant la cour d’assises du Val-d’Oise, ce mardi, cette mémoire déjà vacillante semble s’être volatilisée. Face aux questions de la présidente, l’accusé de 30 ans, jugé pour le meurtre de Vaijayasri, 51 ans, et de sa fille Shana, 21 ans, s’abrite derrière la même formule : « Je ne me souviens plus. »
« Parlez-nous de cette journée du 10 août 2021 », lance la présidente de la cour d’assises, Magali Tabareau. Dans le box, Nirosan, né au Sri Lanka comme l’ensemble des protagonistes du dossier, se penche vers son interprète. Ce matin-là, deux femmes ont été tuées dans l’appartement familial de Saint-Ouen-l’Aumône, où l’accusé était hébergé. La fille a reçu 31 coups de couteau. Sa mère, 13.









































