






















« Il connaissait vraiment mon âge, il m’a même dit que c’était le bon âge pour commencer. » Accompagnée de sa mère, Marie (le prénom a été modifié), 15 ans, a témoigné, ce vendredi, devant les juges du tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes (Essonne). Un courage que n’a pas eu le prévenu, un chef cuisinier du centre national de rugby de Marcoussis qu’elle avait contacté pour un stage. Reconnu coupable de corruption de mineur, il a été condamné en son absence à 12 mois de prison avec sursis.
C’est par une voisine, cousine de la femme du prévenu, que Marie obtient les coordonnées du chef cuisinier de 37 ans. Scolarisée en seconde, l’adolescente le contacte pour découvrir le métier à ses côtés au sein du centre national de rugby où il officie.
Mais une dizaine de jours après les premiers échanges, la discussion sur messagerie dérape. L’homme lui réclame une première photo et son contact sur Snapchat. Prudente, Marie refuse.
Deux jours plus tard, le cuisinier revient à la charge. Il lui demande cette fois si elle a quelqu’un dans sa vie. « Non », rétorque-t-elle. « Alors tu t’entraînes seule », insiste-t-il alors lourdement. La suite est encore plus graveleuse. Cette fois, le trentenaire lui demande « si elle a déjà pratiqué ». Une nouvelle fois, l’adolescente de 15 ans répond par la négative.
Quelques jours plus tard, dans l’espoir de recevoir un cliché en échange, il lui envoie une photo de lui. L’adolescent finit par céder. Mais, toujours prudente, elle choisit une image où son visage est caché. Une précaution qui ne va pas freiner les ardeurs du prévenu. « Tu es jolie, c’est étrange que tu n’aies pas de mec », insiste-t-il avant de lui faire parvenir une photo de lui sous la douche. Marie en parle à sa mère qui dépose aussitôt plainte.
Dans les premières heures de garde à vue, le cuisinier botte en touche. Il affirme alors s’être trompé de contact, il pensait envoyer les messages à une femme de 35 ans. Puis, face à ses contradictions, il finit par reconnaître les faits. « Je suis un débile, j’ai fait le con », lâche-t-il aux enquêteurs.
Lors de ses réquisitions, identiques à la peine prononcée par le tribunal, la procureure a souligné la « lâcheté » du prévenu qui n’a pas daigné « venir s’expliquer ». « Il est absent aujourd’hui pour des raisons professionnelles, a maladroitement plaidé son avocat. Il est retenu à Roland-Garros... ». Comme tout délinquant sexuel, son nom figure désormais au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).
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