À Digne-les-Bains, le procès de Guillaume B jugé pour « proxénétisme aggravé », « viols aggravés » et « actes de torture et de barbarie » sur son ex-compagne suscite l’indignation. Devant le palais de justice, les militantes féministes soutiennent quotidiennement la victime.

Par Alice Motteenvoyée spéciale à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) 

Le

21 mai 2026 à 23h16

Jeanne, Marie-Claire et Léa, membres du collectif féministe « 8 mars toute l'année » soutiennent Laëtitia R devant les assises des Alpes-de-Haute-Provence. LP/Alice Motte

Jeanne, Marie-Claire et Léa, membres du collectif féministe « 8 mars toute l'année » soutiennent Laëtitia R devant les assises des Alpes-de-Haute-Provence. LP/Alice Motte

Dans les rues de Digne, les habitants rencontrés suivent l’affaire des « viols de Manosque » en s’informant principalement dans la presse. Depuis lundi, lancien directeur d’une agence bancaire est jugé devant la cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence. Il est accusé d’avoir frappé, violé et livré son ex-compagne, Laëtitia, à des centaines d’inconnus en la forçant à se prostituer entre 2015 et 2022.

Maryse et Mireille, deux Dignoises rencontrées sur une place de la ville-préfecture, s’émeuvent. « Pendant 7 ans, un homme a torturé une femme. Ce qui me fait de la peine, c’est qu’il n’y ait pas quelqu’un qui a entendu quelque chose et qui a eu le courage de le dire », s’insurge Maryse qui sort tout juste d’un cours de provençal. Un sentiment partagé par Mireille pour qui l’on « ne peut pas être indifférent au malheur des autres. »