Parce qu’on ne doit pas détourner le regard, les réponses aux violences dans le périscolaire sont forcément collectives. Et sans étiquette. L’édito de Frédéric Michel, rédacteur en chef du Parisien - Aujourd’hui en France.

C’est un sujet grave. Depuis le début de l’année, 78 agents exerçant dans le périscolaire à Paris ont été suspendus, dont 31 pour suspicions de violences à caractère sexuel. C’est énorme, inconcevable. Les chiffres font froid dans le dos. Mais c’est un sujet tellement sérieux qu’il mérite mieux que quelques annonces à l’emporte-pièce par un conseiller de Paris sur fond de bataille politicienne.
Le sujet des agressions dans le périscolaire a déjà occupé une large place lors de la campagne des municipales 2026 à Paris, procès fait à juste titre à l’ancienne équipe Hidalgo pour son manque de réactivité. Mais en oubliant un peu vite que ce fléau est national et ne se limite pas à l’intérieur du périphérique.

























