
























« Je ne pensais pas faire mal », a déclaré ce samedi Guillaume B., au dernier jour de son procès aux assises pour viols accompagnés d’actes de torture ou de barbarie commis pendant sept ans sur son ex-compagne sous couvert de relation sadomasochiste. La cour l’a cependant déclaré coupable, le condamnant à 25 ans de réclusion criminelle.
Dans sa dernière prise de parole avant le verdict, l’accusé, âgé de 51 ans, contre qui l’avocate générale avait requis une peine de réclusion à perpétuité, a assuré « regretter certaines choses », tout en niant, en pleurs, « être le monstre qu’on décrit ».
« Les faits ne sont pas contestés, la question c’est le consentement », a plaidé l’un de ses deux avocats, Me Arnaud Lucien. La défense a jugé la peine requise disproportionnée et « réservée à des meurtriers comme Guy Georges, Nordahl Lelandais ou Xavier Dupont de Ligonnès ».
Pendant une semaine de débats publics devant les assises des Alpes-de-Haute-Provence à Digne-les-Bains, la plupart des actes — des coups, un tatouage dégradant, de la zoophilie, des brûlures, des étranglements ou de la scatophilie — pratiqués sur Laëtitia R., ont été reconnus par l’accusé. Tout comme les relations sexuelles imposées avec d’autres hommes, près de 500 selon la plaignante.
À voir aussi
« Il est difficile de comprendre que certaines personnes puissent s’adonner à ces pratiques », a concédé Me Charlotte Barriol, avocate de la défense, mais les nombreux messages du couple « démontrent que Laëtitia a été consentante », estime-t-elle.
Dans le box, l’ex directeur de banque aux cheveux grisonnants et à la fine moustache a assuré que son procès a été « un accélérateur de prise de conscience ».
La défense a aussi dénoncé l’impact médiatique de l’affaire, estimant que les prises de parole de Laëtitia dans les médias avant le début du procès ainsi que les références au procès Pélicot ont « mené à une instrumentalisation de l’opinion » et influencé les débats.
[1/2] La fausse agression du RER D
« Votre décision déterminera ce que la société accepte qu’un être peut faire à un autre demain », avait lancé vendredi aux jurés l’avocate générale Malinka Eymond en requérant la perpétuité pour prévenir un « risque de récidive sur une autre femme ».
Devant le tribunal, des représentantes d’un collectif féministe présentes depuis le début de la semaine pour soutenir Laëtitia, aujourd’hui lourdement handicapée, avaient dit espérer un verdict « envoyant un message fort ».
此内容由惯性聚合(RSS阅读器)自动聚合整理,仅供阅读参考。 原文来自 — 版权归原作者所有。