

























Son ex-compagnon est « certain qu’elle l’a droguée ». Quatre ans de prison avec sursis probatoire ont été requis, ce mercredi, contre une mère de famille, soupçonnée d’avoir administré de la cocaïne à sa fille alors âgée de dix ans, atteinte d’une maladie neurogénétique rare.
Jugée devant le tribunal de Marseille (Bouches-du-Rhône), la mère de la fillette, lourdement handicapée par un retard de développement, l’avait conduite à l’hôpital pour enfants de la Timone, qui la suit depuis l’âge d’un an, le 14 février 2022. L’enfant y avait été hospitalisé dans le service neurologie.
Durant ce séjour, l’état de la fillette n’avait cessé de se dégrader jusqu’à un coma le 11 mars. Des analyses démontraient alors la présence de cocaïne et de Fentanyl, un opiacé, dans son sang, ses urines et ses cheveux. Des traces de cocaïne étaient aussi retrouvées dans le liquide céphalorachidien prélevé en 2020 et conservé par l’hôpital.
Les expertises ordonnées par la juge d’instruction ont précisé que « l’aggravation de l’état de la fillette était très certainement liée à des interactions médicamenteuses causées par l’administration indue de cocaïne ».
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L’arrêt des visites de ses parents, ordonné par un juge des enfants, s’était soldé par une amélioration rapide de son état. Si l’enquête a dédouané le père, elle mettait en cause la mère, unanimement décrite comme très aimante et totalement dévouée à sa fille handicapée.
Face aux juges, Samantha, 50 ans, s’est déclarée outrée par cette accusation : « J’étais la coupable d’avance parce que j’avais consommé et que ça fait de moi une mauvaise mère ». « Vous pouvez me mettre mille ans en prison, ce qui me fait de la peine, c’est qu’on dise que je lui ai fait du mal », a-t-elle déclaré, dénonçant « une machination » de son ex-conjoint avec lequel les relations sont exécrables.
Le tribunal, qui rendra son jugement le 3 juin, va devoir arbitrer entre une administration active et une contamination environnementale passive, la mère reconnaissant avoir consommé de la cocaïne dans la chambre de sa fille. Des traces avaient été retrouvées dans la nourriture et sur plusieurs objets utilisés par l’enfant.
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Partie civile, le père qui a obtenu la garde de la fillette s’est dit « sûr et certain qu’elle l’a droguée ». Son avocat, Me Christophe Lopez, a demandé au tribunal le retrait de l’exercice de l’autorité parentale à la mère, le parquet ajoutant une interdiction de contact en dehors d’un lieu médiatisé et une obligation de soins.
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