Il y a 35 ans disparaissait sur la Côte d’Azur Marie-Hélène Audoye, 22 ans. Ce cold case entêtant laisse une maman sans réponse. À 80 ans, elle cherche inlassablement sa fille.
Par Damien Delseny, envoyé spécial à Antibes (Alpes-Maritimes) Le 23 mai 2026 à 14h29

Sur les hauteurs d’Antibes (Alpes-Maritimes), le soleil entre presque partout dans l’appartement d’Annie Audoye. Il est pourtant une pièce qu’il semble ne pas vouloir éclairer. Comme si l’obscurité devait s’imposer dans ce bureau aux murs tapissés de marron et aux fauteuils défraîchis. Le mur est constellé de photos : des enfants rieurs, des parents souriants. Des images pour conjurer l’angoisse qui se répand à longueur de pochettes empilées sur les tables qui cernent la pièce. Dix mètres carrés de questions sans réponses.
Dix mètres carrés, ce n’est rien. Et pourtant, c’est tout pour Annie Audoye. Dans cette pièce figée dans le temps, il y a les milliers et les milliers de procès-verbaux de l’enquête sur la disparition de sa fille Marie-Hélène. Ce 21 mai, cela fait tout juste 35 ans que cette brune de 22 ans à la beauté presque magnétique n’a plus donné signe de vie. Jeune représentante en pharmacie, elle a quitté son domicile de Cagnes-sur-Mer et son jeune fiancé pour une tournée de plusieurs jours qui devait la mener jusqu’à Briançon (Hautes-Alpes).





























