Au collège Rosa-Bonheur, au Châtelet-en-Brie (Seine-et-Marne), plusieurs familles et élèves dénoncent des pressions exercées par des collégiens plus âgés autour d’un trafic de cigarettes électroniques jetables. Alertés, le rectorat, la gendarmerie et le parquet de Melun assurent suivre la situation de près.

« Mon fils est tétanisé et craint qu’on le retrouve s’il parle. » Au téléphone, ce père de famille d’un élève du collège Rosa-Bonheur, au Châtelet-en-Brie (Seine-et-Marne), n’en mène pas large face à ce qu’il dénonce comme un trafic de puffs, ces cigarettes électroniques jetables, à l’intérieur de l’établissement.
Pourtant, l’environnement de ce collège, situé à une dizaine de kilomètres de la ville-préfecture Melun, semble paisible. Passé les champs et les bois environnants, les pavillons s’enchaînent dans des rues plutôt calmes. Seulement, une fois les grilles du collège dépassées, l’ambiance semble nettement moins sereine. « Les puffs sont partout, lâche spontanément un élève à la sortie de l’établissement, avant de baisser le ton. On a subi des coups de pressions. » Selon nos informations, ce sont des élèves de 4e et 3e qui auraient lancé ce business dont il forcerait la vente auprès des plus jeunes.

























