Jugé en comparution immédiate mercredi 13 mai devant le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), ce réfugié politique tibétain de 41 ans, a été interpellé après la découverte de dix vidéos tournées dans le parc d’attractions.

Les vidéos ont été tournées dans les toilettes du parking visiteurs situées à l’extérieur du parc Disneyland Paris. (Illustration) LP/Simon Gourru

Les vidéos ont été tournées dans les toilettes du parking visiteurs situées à l’extérieur du parc Disneyland Paris. (Illustration) LP/Simon Gourru

Tashi serre les mains devant lui, un masque chirurgical lui barre le visage. Ce Tibétain âgé de 41 ans prétexte un rhume, dans sa langue natale traduite par une interprète. Mais il paraît plus honteux que malade, derrière la vitre du box du tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), qui le jugeait en comparution immédiate ce mercredi 13 mai pour « atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l’image d’une personne présentant un caractère sexuel ».

Tashi bénéficie du statut de réfugié politique jusqu’en 2030. Il est né en Chine, mais parle le tibétain. Il peine à expliquer pourquoi il a été surpris en train de filmer, lundi 11 mai, les parties intimes des femmes dans les toilettes du parking visiteurs de Disneyland Paris. L’homme assure qu’il ne savait pas qu’il se trouvait dans les WC réservées aux femmes. « J’avais mal au ventre, je ne savais pas où j’étais », traduit son interprète. L’excuse ne convainc pas les juges.