Alors que 14 femmes ont récemment accusé Patrick Bruel de violences sexuelles, « Deuxième partie », pièce dans laquelle joue le chanteur et acteur, affiche complet au Théâtre Edouard-VII, à Paris. Les spectateurs assurent que les témoignages ne remettent pas en cause leur envie de voir sur scène l’artiste, qui dément les accusations.

Patrick Bruel partage actuellement l'affiche de «Deuxième partie» avec Stéphane Freiss et Marine Delterme. JMD Production/Cyril Bruneau

Patrick Bruel partage actuellement l'affiche de «Deuxième partie» avec Stéphane Freiss et Marine Delterme. JMD Production/Cyril Bruneau

Devant le Théâtre Edouard-VII (Paris IXe) ce mercredi soir, les spectateurs que nous interrogeons sont unanimes : s’ils ont tous acheté leur place pour « Deuxième partie », la pièce de Samuel Benchetrit avec Patrick Bruel, avant les récentes accusations de violences sexuelles portées contre le chanteur, ils le referaient sans hésiter aujourd’hui. « Il est présumé innocent », répètent-ils en boucle. « Je ne comprends pas que des femmes attendent trente ans pour dénoncer des agressions sexuelles », poursuit Georges, 63 ans. Quand son épouse, Pascale, 65 ans, veut « rappeler que, pendant la bruelmania, toutes les femmes étaient folles » de l’interprète.

Le couple affirme ne pas vouloir remettre en cause la parole des femmes — « Il n’y a pas de fumée sans feu », croit savoir Georges —, mais estime que « le contexte » et « l’époque » sont importants. « C’est MeToo qui a tout changé ! tranche aussi Nelly, 79 ans, venue de Cabourg (Calvados) pour la soirée avec son mari Claude, 80 ans. On entend tellement de choses maintenant. Et quand les accusés sont relaxés, ça ne fait qu’une ligne dans les journaux. »