Une mère de famille est jugée aux assises de Meurthe-et-Moselle pour avoir tenté d’assassiner son fils de 10 ans et essayé d’empoisonner son mari, en 2020. La fin d’une relation extraconjugale pourrait avoir déclenché son passage à l’acte.

Par Clara Hessecorrespondante à Metz (Moselle) 

Le

26 mai 2026 à 07h45

D'après les analyses toxicologiques, Émilie V. Kaiser était sous l’empire d’alcool et de médicaments, de type zolpidem, un puissant hypnotique, qu’elle avait administré à tous les membres de la famille. PhotoPQR/Le Midi Libre/Sylvie Cambon

D'après les analyses toxicologiques, Émilie V. Kaiser était sous l’empire d’alcool et de médicaments, de type zolpidem, un puissant hypnotique, qu’elle avait administré à tous les membres de la famille. PhotoPQR/Le Midi Libre/Sylvie Cambon

« Ce que je ressens pour mon épouse ? Il faut qu’elle ne puisse plus nuire comme elle vient de le faire gravement. Elle a foutu en l’air quatorze ans de vie commune en un clin d’œil… Pourquoi ne s’est-elle pas simplement suicidée ? Ou n’a pas dit clairement Je m’en vais… » témoignait, en fin d’instruction, Nicolas C. Emporté deux ans plus tard, le 22 avril 2022, par le cancer à l’âge de 43 ans, ce facteur de Villers-lès-Nancy sera le grand absent du procès de son épouse qui s’ouvre ce mercredi et pour trois jours devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle. Émilie V. Kaiser, 42 ans, est accusée d’avoir tenté d’assassiner leur fils, alors âgé de 10 ans, tenté d’empoisonner son mari et d’avoir tué le chat de la famille, Pistache, un soir de décembre 2020.

Le 6 décembre 2020, peu après 3 heures du matin, pompiers et policiers débarquent dans l’appartement du couple, à Villers-lès-Nancy, après l’appel paniqué du père de famille : sa femme vient de poignarder leur fils.