





















« J’ai de la famille à Nogent. » C’est à peu près la seule et brève réponse apportée par Moussa D. pour son comportement. À savoir, se trouver à Nogent-sur-Oise, une ville où il a vécu mais où il n’est plus autorisé à demeurer depuis une condamnation de mai 2024.
En compagnie d’un autre individu, il avait été condamné pour avoir tenté d’extorquer un loyer à des sans papiers pour un appartement insalubre, dont ils n’étaient même pas propriétaires, dans le quartier des Rochers, ex-Commanderie, à Nogent-sur-Oise.
Des « hébergements » dans des immeubles voués à la démolition et une exploitation de la misère particulièrement choquante, qui s’était accompagnée de violences à l’encontre d’une des victimes qui avait osé protester.
Moussa D., également surnommé « Snoop », était l’homme de main de cette entreprise peu reluisante, n’hésitant pas à frapper avec une crosse de revolver un des malheureux exploités pour lui rappeler qu’il devait payer le loyer. Des faits qui lui avaient notamment valu une interdiction de paraître à Nogent pour une durée de trois ans.
Une restriction déjà bravée à deux reprises par Moussa D., lui valant des condamnations croissantes de six mois et huit mois de prison ferme. Dans la même logique, c’est un peine de dix mois ferme qui a été requise par la substitute du procureur, après que Moussa D. soit interpellé le 4 mai dernier à Nogent.
Mais le flamboyant Snoop a perdu de sa superbe et semble même en être réduit au même degré de misère que ceux qu’il exploitait il y a deux ans de cela. « Peu de personnes de son entourage connaissent sa précarité, il a un côté fataliste et se renferme sur lui-même, il ne demande d’aide à personne », s’inquiète son avocate Me Émilie Rebourcet, peu aidée par son mutique client.
Le tribunal a condamné Moussa D. à une peine de dix mois de prison ferme et l’a maintenu en détention.
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