Erik Tegnér, à la tête du média identitaire Frontières, a dû s’expliquer ce jeudi devant le tribunal de Bobigny au sujet d’une publication qui révélait les noms et l’adresse des cabinets d’avocats spécialisés en droit des étrangers et présentés comme « responsables de l’invasion migratoire ».

Par Nathalie Revenu 

Le

16 avril 2026 à 21h23

, modifié le 17 avril 2026 à 06h41

Erik Tegnér, 32 ans, directeur de la rédaction du magazine Frontières, classé à l'extrême droite, est un habitué des tribunaux. AFP/Joël Saget

Erik Tegnér, 32 ans, directeur de la rédaction du magazine Frontières, classé à l'extrême droite, est un habitué des tribunaux. AFP/Joël Saget

« Une balle ! », s’était lâché cet internaute sur le compte Instagram de Frontières à l’intention de Me Samy Djemaoun. Cet avocat parisien spécialisé en droit des étrangers figurait en bonne place d’un « classement » du magazine identitaire sur « les responsables de l’invasion migratoire ». Au détour d’un hors-série vendu en kiosque en janvier 2025, des avocats en droit des étrangers avaient découvert leur nom, l’adresse de leur cabinet, et pour Samy Djemaoun sa photo, sur la chaîne YouTube de cette publication.

De l’autre côté du prétoire, Erik Tegnér, 32 ans, directeur de la rédaction de Frontières, a fait le job de ses deux avocats. « Nous ne sommes pas un média d’opinion mais un média d’investigation : nous avons fait un travail d’enquête qui n’a jamais été fait sur un sujet d’intérêt général. » Il dénonce « une procédure bâillon » et « un danger énorme pour la liberté de la presse ».