La réforme du plaider-coupable criminel inquiète associations féministes et victimes. Elles craignent que cette procédure, destinée à désengorger les tribunaux, pénalise les victimes de viol.

La procédure du plaider-coupable devrait surtout concerner les viols, alors que le nombre de plaintes pour ce crime est en augmentation depuis Me Too. LP/Arnaud Journois

La procédure du plaider-coupable devrait surtout concerner les viols, alors que le nombre de plaintes pour ce crime est en augmentation depuis Me Too. LP/Arnaud Journois

« Nous tenons à la publicité des débats parce que nous pensons que la femme victime ne doit pas se sentir coupable et qu’elle n’a rien à cacher ». Ces mots, ce sont ceux de l’avocate et militante Gisèle Halimi, prononcés en 1978, à l’aube d’un procès historique. Il aboutira, deux ans plus tard, à l’adoption d’une loi fondamentale : en 1980, le viol devient un crime, passible de cinq à vingt ans de réclusion criminelle.

Avec la réforme du plaider-coupable criminel prévue par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, les associations féministes redoutent un dangereux retour en arrière, faisant peser sur les victimes de viol le manque de moyens de la justice.