

























Ces deux dossiers sans « lien » apparent mais témoignent de l’augmentation de la criminalité en lien avec les cryptomonnaies. Six suspects ont été mis en examen pour des séquestrations, survenues fin mars près de Toulouse (Haute-Garonne) et vendredi dernier à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), a annoncé ce mercredi Renaud Gaudeul, le procureur de Bordeaux.
Dans la première affaire, une femme approchée par un homme se faisant passer pour un livreur a été « agressée et séquestrée à son domicile proche de Toulouse par quatre individus, dont l’un porteur d’une arme longue, à la recherche de cryptomonnaies », écrit le parquet dans un communiqué.
Selon le magistrat, les auteurs sont « parvenus à procéder au virement de cryptoactifs » et se sont emparés de bijoux.
Un véhicule utilisé par les malfaiteurs ayant été découvert dans les Bouches-du-Rhône, l’exploitation de la téléphonie par les gendarmes de la Section de recherches de Toulouse a permis d’interpeller, le 31 mars à Aubagne, l’un des suspects ainsi qu’un complice.
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La juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Bordeaux a ouvert une enquête, notamment pour séquestration et extorsion avec arme en bande organisée. Les deux personnes interpellées ont été mises en examen et placées en détention provisoire.
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Dans l’autre dossier, six membres d’une même famille, dont deux mineurs, ont été « ligotés et violentés » chez eux, vendredi à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), « par cinq hommes à la recherche d’un individu détenant de la cryptomonnaie, qui s’avérait être l’ancien propriétaire du logement », a poursuivi Renaud Gaudeul. Les malfaiteurs ont volé bijoux et argent liquide avant de prendre la fuite.
Grâce à la vidéosurveillance et à des témoignages, quatre suspects ont été interpellés le même jour à Paris et dans la région bordelaise, « en possession d’une partie du butin », selon le parquet.
Une enquête, confiée au Service interdépartemental de police judiciaire des Pyrénées-Atlantiques (SIPJ 64), a été ouverte, notamment pour séquestration et vol avec violence en bande organisée. Les quatre individus mis en examen ont été placés en détention provisoire.
Lundi, dans l’Yonne, une femme et son fils de 11 ans ont été enlevés par des malfaiteurs réclamant une rançon, avant d’être libérés mardi grâce à la mobilisation d’une centaine de gendarmes dont ceux du GIGN.
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