Deux membres de la section de recherche de la gendarmerie de Rennes à l’époque des faits ont témoigné ce jeudi devant la cour d’assises de Loire-Atlantique qui juge Martin Ney, accusé d’avoir enlevé et tué le petit Jonathan en 2004. Encore émus, ils racontent leurs efforts et les impasses initiales de l’enquête.
Par Timothée Boutry, envoyé spécial à Nantes (Loire-Atlantique) Le 21 mai 2026 à 18h30

Vingt-deux ans ont passé, ses souvenirs se sont estompés, mais son émotion est intacte lorsqu’il se présente, ce jeudi 21 mai, à la barre de la cour d’assises de Loire-Atlantique, à Nantes. Ancien major de gendarmerie, André Corbel, 73 ans, fut l’un des premiers directeurs de l’enquête sur l’enlèvement et le meurtre du petit Jonathan Coulom à Saint-Brévin-les-Pins. Il se souvient de son arrivée, le 7 avril 2004, sur le site de la classe verte où le jeune garçon et ses camarades de l’école primaire d’Orval dans le Cher se sont installés une semaine plus tôt. L’absence de ce bambin de presque 10 ans a été constatée au réveil. Il a disparu pieds nus et en pyjama. Les gendarmes spécialisés de la section de recherche (SR) de Rennes sont saisis.
Les investigations sont lancées tous azimuts. Il faut auditionner les 25 enfants et 14 encadrants présents dans le centre, entamer l’enquête de voisinage, entendre la famille de Jonathan, identifier les agresseurs sexuels installés dans le secteur, ou bien encore isoler les portables ayant borné sur la zone.





























