

























Les faits se sont déroulés le 10 avril dernier. Une équipe de sécurité de quatre agents pénitentiaires intervient ce vendredi-là au CHU de Caen (Calvados) pour récupérer une détenue de la prison d’Ifs qui devait y subir une intervention chirurgicale non urgente. Or, à leur arrivée, les agents trouvent la chambre carcérale, une chambre hospitalière spécialement aménagée pour les détenus… vide. La détenue, raconte le syndicat FO Justice, est en fait à ce moment-là allongée sur un brancard… aux urgences, en attente.
Elle est finalement admise au bloc opératoire pour l’opération à l’origine de son hospitalisation. Pendant ce temps, les agents patientent dans un bureau à proximité, dans l’attente de son retour en chambre sécurisée. Mais, vers 22h30, alors qu’elle n’est pas encore opérée, la situation bascule.
La patiente, décrite comme « agitée, désorientée et dangereuse », s’échappe, entièrement nue, du bloc opératoire avant d’avoir été anesthésiée. Le syndicat FO Justice salue la réactivité des quatre agents qui parviennent de justesse à l’intercepter et à la maîtriser. L’opération est alors ajournée et la détenue est réintégrée en détention.
De son côté, la direction du CHU tient à rappeler que « la surveillance des détenus ne relève pas de ses missions. Elle incombe aux forces de l’ordre lorsque ces patients sont pris en charge aux urgences, puis à l’administration pénitentiaire en cas d’hospitalisation en chambre sécurisée. Les missions des personnels soignants sont, quant à elles, exclusivement centrées sur la prise en charge des patients. Les enjeux de sécurité relèvent des autorités compétentes et ne peuvent en aucun cas être imputés aux équipes soignantes ».
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