Daniel Beaulieu est le maître d’œuvre présumé des contrats exécutés par l’officine du crime. Ce lundi devant la cour d’assises, ce retraité de la police s’est présenté comme un simple messager entre décideurs et hommes de main.

Le procès marathon d'Athanor, une affaire criminelle mettant en cause les membres d'une loge maçonnique, doit se tenir jusqu’en juillet. Capture d'ecran/France 2

Le procès marathon d'Athanor, une affaire criminelle mettant en cause les membres d'une loge maçonnique, doit se tenir jusqu’en juillet. Capture d'ecran/France 2

Les faits sont établis, les noms connus, le schéma, dans l’ensemble, bien dessiné. Mais il reste un mystère, capital pour la justice : quelles flèches relient les acteurs du terrible engrenage d’Athanor ? Qui a manipulé qui ? Et qui continue de le faire devant la cour d’assises ? « Nous sommes dans un grand jeu », a prévenu, ce lundi 11 mai, Daniel Beaulieu, l’un des principaux accusés de ce procès-fleuve.

Pendant quatre ans, entre 2016 et 2019, une officine du crime, poussée comme le gui sur le chêne d’une loge maçonnique de Puteaux (Hauts-de-Seine), a fomenté et exécuté des intimidations, des actions violentes et criminelles, allant jusqu’à l’assassinat, contre des concurrents, ennemis réels ou supposés de commanditaires qui à la ville travaillaient comme chefs d’entreprise, cadres, ingénieur ou médecin.