Après un week-end de confusion diplomatique, d’entretiens, de réunions de crise et de fuites organisées dans la presse, les Etats-Unis avaient toujours les mains vides, lundi 25 mai : le court texte officialisant la cessation des hostilités en Iran et la réouverture du détroit d’Ormuz n’était pas finalisé avec Téhéran. De nombreux pays, dont le Pakistan, le Qatar et l’Arabie saoudite, participent à l’effort pour rapprocher les positions. Ils ont eu la surprise de recevoir un message très décalé de Washington, dans la matinée. Non pas des remerciements, mais une pression publique.
Dans un texte publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a commenté sa conférence téléphonique de samedi avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de la Turquie, d’Egypte, de Jordanie et de Bahreïn. « J’ai déclaré qu’après tout le travail accompli par les Etats-Unis pour essayer de rassembler ce puzzle très complexe, il devrait être obligatoire pour tous ces pays, au minimum, en simultané, de signer les accords d’Abraham. » Ces accords, lancés sous le premier mandat de Donald Trump, visent à faciliter la normalisation des relations entre les pays arabes et Israël. Pour l’heure, quatre pays les ont rejoints – les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. L’Egypte et la Jordanie ont signé des traités de paix avec Israël en 1979 et 1994. Mais les autres considèrent que ce processus ne peut progresser, en l’absence de toute perspective politique pour les Palestiniens et de la réanimation d’un projet d’Etat pour ce peuple.
Il vous reste 77.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





















