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La chercheuse au CNRS interroge, dans un entretien au « Monde », le caractère véritablement inédit des archétypes masculins contemporains présentés comme l’incarnation d’un changement bénéfique vers un futur plus égalitaire.

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« Il faut que tout change pour que rien ne change », estiment la chercheuse au CNRS Mélanie Gourarier et la maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lille Laura Verquere. Les deux autrices d’En finir avec l’homme nouveau. Critique des masculinités modernes (La Déferlante, 160 pages, 19 euros) considèrent que les modèles de masculinité contemporains, loués pour leur sensibilité et leur renoncement à des valeurs virilistes perçues comme archaïques, restent édictés par des hommes en position de domination politique, économique et sociale.

En se présentant comme l’incarnation du progrès, ces derniers ne font que reconduire un ordre social qui les avantage, non seulement au détriment des femmes, mais aussi des hommes qui ne correspondent pas à ces standards.

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