Léon XIV a tenu à présenter le texte lui-même, soulignant l’importance du document qu’il a rendu public lundi 25 mai lors d’une conférence de presse. Pour la première fois, un pape est apparu, au Vatican, devant les journalistes pour présenter un document à la plus haute valeur magistérielle, l’encyclique Magnifica humanitas, ou « Magnifique humanité » en français, sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : l’intelligence artificielle (IA).
Publié lundi, ce premier grand écrit du pape américain avait été signé le 15 mai. La date, symbolique, en dit long sur la tradition dans laquelle Robert Prévost souhaite inscrire Magnifica humanitas et l’impact qu’il aimerait lui donner : le 15 mai 1891, soit cent trente-cinq ans plus tôt, le pape Léon XIII jetait les bases de la doctrine sociale de l’Eglise catholique dans une encyclique, Rerum novarum (« Des choses nouvelles »), une réflexion pensée comme un guide pour les chrétiens face à la révolution industrielle en cours à l’époque.
Plus d’un siècle plus tard, Léon, qui a choisi son nom en hommage à son prédécesseur, estime, à son tour, devoir offrir au monde une réflexion sur une révolution industrielle et cognitive d’ampleur, celle de l’IA. Une technologie qui touche tous les aspects de l’existence humaine, et qui, ce faisant, pose, selon le pape, un défi anthropologique à l’humanité tout entière.
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