Une enquête pour meurtre a été ouverte après la découverte, dimanche 24 mai, à Rennes du corps sans vie d’un garçon de 12 ans, une serviette de bain mouillée « nouée très serrée autour de son cou », a déclaré le parquet de Rennes. « Les circonstances des faits ayant conduit au décès restent encore à établir », mais « l’intervention d’un tiers fait partie des hypothèses », a ajouté le parquet dans un communiqué.
L’enfant a été trouvé sur les rives de la Vilaine, non loin du centre-ville, à dix minutes à pied de la place du Parlement de Bretagne. Une source policière avait précisé plus tôt à l’Agence France-Presse (AFP) que le corps était dans un buisson.
Selon la source policière, l’alerte a été donnée après qu’un pêcheur a entendu, vers 16 h 40, les cris d’un enfant non localisé, puis a appelé la police. « Malgré l’appel des témoins ayant découvert le corps, les secours n’ont pu réanimer l’enfant », poursuit le parquet.
Un secteur « très passant »
De nombreux policiers étaient sur place, dimanche en début de soirée, effectuant des constatations à proximité d’un ensemble résidentiel situé près de la Vilaine, rivière qui traverse Rennes, a constaté un journaliste de l’AFP.
Une grande tente blanche a été installée avec des enquêteurs de la police scientifique en tenue blanche et gants bleus réalisant des relevés et prenant des photos des lieux situés au bord de l’eau.
Le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, s’est rendu sur les lieux, sans faire de déclaration à la presse. L’enquête a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (Dcos) de Rennes.
Interrogée par l’AFP, une habitante du quartier âgée de 21 ans souligne que le secteur est « très passant ». « Il y a un parc pas loin, des gens font du footing souvent le long de la berge (…). C’est hyper découvert et c’est bizarre qu’il y ait pu avoir un crime ici », juge-t-elle.
« C’est un vrai choc. C’est un quartier tranquille, pas loin du centre, je ne me suis jamais fait “emmerder”, il y a des tentes de SDF le long du canal mais ils ne sont pas méchants », a dit une autre habitante, une trentenaire, qui n’a pas souhaité donner son nom.
Le Monde avec AFP




















