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Les signes d’une reprise du marché se multiplient, sur fond de hausse des prix du gaz et d’annonces du gouvernement pour l’électrification des logements.

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Sur la ligne de fabrication de pompes à chaleur air-eau, modèle HTI, de l'usine Intuis à Feuquières-en-Vimeu (Somme), le 18 mai 2026.

Simple frémissement ou amorce d’une vraie reprise ? Après deux années moroses, la filière française des pompes à chaleur reste prudente. Mais plusieurs signaux témoignent d’un regain d’intérêt pour cette solution de chauffage tournant à l’électricité. Chez Effy, spécialiste de la rénovation énergétique, les demandes de particuliers pour des travaux d’installation de pompes à chaleur (PAC) ont augmenté de plus de 140 % en avril sur un an.

Au premier trimestre, les ventes ont déjà progressé de 6,6 % pour les modèles air-eau, utilisées pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, et même de 25 % pour les pompes à chaleur air-air, moins chères et qui peuvent servir également de climatiseur, selon les données d’Uniclima, le syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques. « On était sur une bonne dynamique en début d’année et la crise en Iran vient accentuer cette tendance, décrit Camille Beurdeley, déléguée générale d’Uniclima. Les installateurs nous disent qu’il y a un boom des demandes de devis. Ils sentent depuis deux mois une recrudescence significative. »

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