Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Depuis vendredi, un réservoir contenant 26 000 litres de méthacrylate de méthyle, un liquide inflammable utilisé pour la fabrication de plastique, menaçait d’exploser dans une localité du comté d’Orange. Les dizaines de milliers d’habitants évacués ont encore l’interdiction de rentrer chez eux.

Une avenue est bloquée en raison d’une fuite d’un réservoir de produit chimique, à Garden Grove (Californie), le 24 mai 2026.

La menace d’explosion d’une cuve de produit chimique – qui aurait entraîné des émanations toxiques dans une zone habitée de Californie – a été « éliminée », a annoncé, lundi 25 mai, les pompiers de la banlieue sud de Los Angeles. Environ 50 000 personnes ont cependant encore l’interdiction de rentrer chez elles.

Depuis vendredi, un réservoir contenant environ 26 000 litres de méthacrylate de méthyle, un liquide inflammable utilisé pour la fabrication de plastique, menaçait de s’épandre dans l’environnement ou d’exploser près de quartiers d’habitation à Garden Grove, localité du comté d’Orange.

Des dizaines de milliers d’habitants ont été évacués, des centres d’accueil ouverts, et cet ordre n’a pas été levé lundi matin par les pompiers. « Merci de respecter les zones d’évacuation », a déclaré TJ McGovern, chef des pompiers locaux, dans un message vidéo. Les pompiers ont ensuite précisé sur X qu’une « menace persist[ait] pour la sécurité publique ».

Des réactions respiratoires et neurologiques, en cas d’exposition aiguë ou prolongée

A l’issue d’une inspection nocturne de la cuve, Craig Covey, un autre responsable des pompiers, a déclaré, qu’ils avaient « éliminé la menace » d’une explosion, dans ce même message vidéo. La présence d’une fissure dans la cuve, évoquée dimanche, a été confirmée, ainsi qu’une baisse de la pression à l’intérieur.

« De plus, la température s’est stabilisée et est en réalité en train de diminuer », passant d’environ 38 degrés à 34 degrés, a complété Craig Covey. « C’est une nouvelle extrêmement positive », a-t-il ajouté, « cet accident prend un autre tournant. » Aucun blessé n’a été signalé à ce stade par les autorités, qui n’ont pas communiqué sur l’origine de l’accident, rapporté jeudi.

Le directeur de l’Agence de protection de l’environnement des Etats-Unis (EPA), Lee Zeldin, avait affirmé dimanche que « le scénario le plus probable [était] celui d’un rejet de faible volume, que les autorités locales ser[aient] en mesure de surveiller, de neutraliser et de contenir ». Elles travaillaient justement ce week-end à la mise en place de barrières pour éviter que le produit toxique ne pollue les cours d’eau ou l’océan, situé à quelques kilomètres.

Selon l’EPA, le méthacrylate de méthyle est irritant pour la peau, les yeux et les muqueuses chez l’être humain. Il peut aussi provoquer des réactions respiratoires et neurologiques en cas d’exposition aiguë ou prolongée. GKN Aerospace, l’entreprise britannique à qui appartient ce réservoir, a déclaré, dimanche, dans un communiqué « travailler sans relâche pour limiter le risque de fuite » et a présenté des excuses à la population.

Le Monde avec AFP