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Avocate de la Prix Nobel de la paix Narges Mohammadi, la pénaliste d’origine iranienne se tient aux côtés des victimes du régime des mollahs. Attachée à défendre les droits des femmes, elle met en scène cette expertise dans une pièce où elle incarne la procureure du patriarcat.

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L’avocate Chirinne Ardakani, à Paris, le 21 mai 2026.

Elle arrive un peu en avance et c’est, souligne-t-elle, exceptionnel. Chirinne Ardakani, 34 ans, fard à paupières aux couleurs de l’arc-en-ciel, Perfecto en cuir noir, bracelets aux poignets et bagues aux doigts, court toujours et partout. Ce jour-là, cette militante pour les droits humains et avocate pénaliste, qui défend aussi les étrangers, sort d’une audience.

Le rouge à lèvres carmin qu’elle portait au tribunal s’est estompé sur le chemin, mais le feu qu’elle dégage réchauffe instantanément le Théâtre de la Concorde, désert à cette heure. Le 2 juin, elle investira le lieu pour une nouvelle représentation du Procès fictif d’une histoire mondiale du patriarcat, qu’elle a déjà joué à guichets fermés en juin et en octobre 2025.

Chirinne Ardakani dégage la même ferveur sur les planches, en tête de cortège de manifestations féministes, à la tribune de l’assemblée générale d’Amnesty International et dans les prétoires des tribunaux. Pour créer ce « procès fictif du patriarcat » qu’elle a écrit et dans lequel elle incarne la procureure, elle a mis à profit son expérience d’avocate, sa colère, son éloquence et sa culture.

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