Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Chaque semaine, une sélection de parutions récentes, au-delà des titres phares.

Article réservé aux abonnés

Sept romans, cinq récits, trois recueils de poésie, deux de nouvelles, deux essais, un polar, une anthologie : voici les brèves critiques de vingt et un ouvrages notables, dont certains d’auteurs présents à La Comédie du livre - 10 jours en mai, dont « Le Monde des livres » est partenaire, en cette vingt et unième semaine de l’année.

Polar. « Les morts ne chantent pas », de Jussi Adler-Olsen, Line Holm et Stine Bolther

C’est un retour inattendu. Et une bonne surprise : le département V n’est pas mort. Alors que 7 m², dixième enquête mettant en scène les enquêteurs Carl Morck et Assad, paru en 2024 chez Albin Michel, devait achever un cycle commencé au début des années 2000, le Danois Jussi Adler-Olsen réactive ses policiers fétiches. Ils doivent, cette fois, remonter la piste d’un criminel étrange : plutôt que de tuer ses cibles, il préfère détruire leur vie. L’enquête mènera les policiers à une prestigieuse école, réputée pour son chœur de jeunes garçons, où, dans les années 1980, la violence était omniprésente.

Signé avec Line Holm et Stine Bolther, toutes deux journalistes et romancières, le livre semble être un passage de témoins entre l’auteur originel et la relève. C’est l’impression que donnent les remerciements à la fin de l’ouvrage, où les autrices se disent reconnaissantes à « Jussi » de les avoir « choisies pour être celles qui, avec [son] aide, allaient emmener le département V dans une nouvelle direction ». Pour autant, les lecteurs habitués aux enquêtes sombres et tortueuses du département V ne seront pas dépaysés. Ce nouveau titre renoue même avec l’esprit des premiers tomes de la série, explorant les violences de l’enfance, mais aussi la corruption des élites. Le livre déroule sur 600 pages son intrigue haletante dans une construction classique mais efficace entre passé et présent.

Cependant, Carl Morck n’est plus le personnage central. Double littéraire de Jussi Adler-Olsen, il est devenu un auteur à succès, racontant ses enquêtes dans des livres. Ses interventions sont essentielles à l’intrigue mais très rares. Peu à peu il disparaît. Comme Adler-Olsen par rapport à ses coautrices ? En tout cas, cette mise en retrait permet à Assad et à Rose – jusqu’alors des faire-valoir attachants – de prendre de l’ampleur et de déployer toute leur complexité. Avec, pour le lecteur, le plaisir de retrouver de vieux amis perdus de vue. A. Me

Il vous reste 93.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.