La députée Horizons de Vendée Béatrice Bellamy est morte, dimanche 24 mai, des suites d’un cancer à l’âge de 59 ans. C’est son équipe parlementaire qui a annoncé la nouvelle, lundi 25 mai. « Depuis quelques semaines, le cancer, qui s’était dans un premier temps tapi dans l’ombre, a refait son apparition pour ne plus cesser de s’aggraver », ont écrit ses collaborateurs dans un communiqué.
« Malgré la force de vivre de Béatrice et son combat acharné, la maladie l’a arrachée à sa famille et à ses amis », a ajouté son entourage. Et de préciser que Mme Bellamy est morte « chez elle, entourée de ses plus proches », à La Roche-sur-Yon (Vendée).
« C’est avec une tristesse immense que j’ai appris le décès de Béatrice Bellamy, députée de la Vendée, a réagi Edouard Philippe, ex-premier ministre et fondateur d’Horizons, sur le réseau social X. Notre pays perd une députée courageuse, aussi bienveillante avec ses concitoyens qu’opiniâtre lorsqu’un combat politique valait la peine d’être mené. » Il a aussi salué « une femme engagée, dotée d’une capacité d’écoute et d’une générosité rares ».
Elue depuis l’âge de 23 ans
Fille d’un médecin de campagne et d’une infirmière, Béatrice Bellamy a grandi au bord de la Sèvre nantaise, à Cugand (Vendée). Son premier mandat remonte à ses 23 ans, après son élection en tant conseillère municipale de sa commune. Ex-préparatrice en pharmacie puis responsable de la phytothérapie chez Pierre Fabre, cette mère de deux enfants a aussi travaillé pour le géant pharmaceutique Sanofi, comme directrice régionale.
Après avoir échoué aux municipales en 2008, elle avait accédé à la mairie de la Roche-sur-Yon sur la liste de droite de Luc Bouard en 2014 puis en 2020, notamment en tant que déléguée aux sports. Elle avait été élue députée dans la deuxième circonscription de Vendée en juin 2022, et réélue en juillet 2024 lors des élections législatives anticipées suivant la dissolution de l’Assemblée nationale.
Le Monde avec AFP




















