Avec déjà 43 points d’avance après cinq courses disputées, Kimi Antonelli peut voir venir. Le jeune pilote italien (19 ans) de Formule 1 a remporté, dimanche 24 mai, le Grand Prix du Canada au volant de sa Mercedes, au terme d’un duel jusqu’à la mi-course avec son coéquipier britannique, George Russell, qui a dû abandonner sur casse mécanique.
Antonelli signe ainsi sa quatrième victoire de suite en cinq Grands Prix, devant le britannique Lewis Hamilton (Ferrari), deuxième, et le détenteur de quatre couronnes avec Red Bull, le Néerlandais Max Verstappen, troisième. « Ça a été un peu chaud » mais « c’est une merveilleuse victoire », s’est exclamé l’Italien depuis son cockpit.
« George a été très rapide ce week-end », a ensuite reconnu Antonelli, promettant après ses quatre victoires d’affilée (Chine, Japon, Miami et Canada) de « continuer à relever le niveau » en qualifications et en course contre ses concurrents Russell et les pilotes Ferrari, Red Bull et McLaren.
George Russell, qui menait le début de la course après être parti en pole position, a abandonné au 30e tour sur un problème mécanique du bloc-moteur à moitié thermique, à moitié électrique. « Tout s’est simplement éteint sans prévenir. Le moteur s’est arrêté et plus d’électronique », a commenté celui qui avait remporté le premier Grand Prix de la saison, en Australie, au début du mois de mars. Une éternité.
Russel « sacrément agacé »
A Montréal, la Mercedes de Russell a filé tout droit dans l’herbe et s’est arrêtée. Le Britannique a alors jeté sur la piste une pièce de son habitacle et a tapé de ses poings sur sa monoplace, manifestant ouvertement sa colère.
« Je suis fier de mon week-end avec la pole, le sprint et la course en tête quand je me suis arrêté. Il n’y a rien de plus que j’aurais pu faire, mais je suis sacrément agacé par ce qui s’est passé », a ajouté Russell, répétant qu’il avait « aimé » se battre contre Antonelli en course.
Le Britannique de 28 ans avait passé presque la moitié de la course à doubler et à se faire repasser, parfois même en se frôlant avec son jeune rival italien. Les deux hommes s’étaient déjà battus âprement sur la piste, samedi, lors de la course sprint remportée par Russell, provoquant même la colère du jeune prodige italien qui avait accusé son aîné de l’avoir « poussé hors » de la piste.
Russell et Antonelli se sont, selon leurs dires, réconciliés samedi soir, sous l’égide du patron Toto Wolff qui ne veut pas revivre les grands affrontements de l’histoire de la Formule 1 entre deux champions d’une même écurie.
Hamilton retrouve le podium
Les plus sérieuses concurrentes des Mercedes, les McLaren motorisées aussi par le constructeur allemand, ont péché dimanche avec l’abandon du champion du monde en titre, le Britannique Lando Norris, et une 11e place de l’Australien Oscar Piastri.
Les pilotes français Isack Hadjar, cinquième sur Red Bull, et Pierre Gasly, huitième avec son Alpine, ont marqué des points. Esteban Ocon (Haas), finit, lui, 14e.
Au classement du championnat du monde, les deux pilotes Mercedes devancent les deux Ferrari. Charles Leclerc, qui a fini 4e au Canada, pointe à 56 points d’Antonelli, et le Britannique Lewis Hamilton – qui a décroché son deuxième podium seulement avec la Scuderia dimanche – est à trois points de son coéquipier monégasque.
« C’est un sentiment extraordinaire d’être de retour ici ; ah que j’aime cette piste ! » de Montréal, s’est exclamé le septuple champion du monde, là où il a remporté sa première victoire en 2007 et gagné au total sept fois.
Le Monde avec AFP




















