Mardi, « des valeurs de 32 °C à 35 °C pourraient encore concerner une large partie de la Bretagne, tandis que des pointes à 36 °C voire 37 °C sont attendues sur le sud du pays », selon Météo-France.
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Le gouvernement fait état de sept morts « lié[e]s directement ou indirectement à la chaleur », dont « au moins cinq noyades »
« Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est qu’il y aurait sept décès liés directement ou indirectement à la chaleur », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon sur TF1, rappelant que « tout ça méritera d’être précisé à la fin de l’épisode que l’on connaît aujourd’hui ». Elle a par ailleurs précisé que le gouvernement dénombrait parmi ces décès « au moins cinq noyades », appelant à la vigilance.
Le gouvernement a demandé aux services de l’Etat une « veille particulière et la mise en place de dispositifs sanitaires » pour tous les évènements, en lien avec les préfectures et les communes, a-t-elle fait savoir par ailleurs. « La vigilance de l’Etat est totale » pour faire face à des situations qui « peuvent se répéter », a-t-elle insisté.
07:43
Un épisode de pollution à l’ozone attendu dans l’Ile-de-France et la vallée du Rhône
Le laboratoire central de la surveillance de la qualité de l’air (LCSQA), outil de vigilance atmosphérique, a averti d’un dépassement de seuil d’information de pollution à l’ozone à prévoir mardi dans toute l’Ile-de-France et la vallée du Rhône.
Les concentrations d’ozone dans l’atmosphère devraient dépasser 180 microgrammes par mètre cube et par heure mardi, ce qui peut générer des gênes respiratoires ou cardiaques, surtout chez les populations vulnérables (personnes âgées, femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants), a souligné Airparif dans un communiqué.
Dans le Rhône, le préfet a activé une alerte orange « en raison d’un épisode persistant de pollution à l’ozone dans le bassin lyonnais et le Nord-Isère », assortie notamment de l’abaissement de la vitesse maximale à 70 km/h sur les axes limités à 80 ou 90 km/h et de l’interdiction du brûlage de déchets et des barbecues à combustibles solides.
07:26
Qu’est-ce que le « dôme de chaleur » qui provoque cette hausse des températures ?
Selon Météo-France, l’épisode de chaleur qui s’est installé cette semaine en France, avec des températures qui ont augmenté de 10 à 15 degrés Celsius en quelques jours, s’explique par un phénomène baptisé « dôme de chaleur ». Cet air chaud en provenance du Maroc transite par la péninsule ibérique et se retrouve piégé sous les hautes pressions d’un puissant anticyclone, expliquent les prévisionnistes dans un communiqué publié sur leur site, le 21 mai.
Le dôme de chaleur est un phénomène météorologique lié à la présence d’un anticyclone de blocage qui persiste à un même endroit, provoquant la stagnation des masses d’air chaud. Cette zone de haute pression favorise également la descente de l’air, qui, sous l’effet de la compression, réchauffe l’atmosphère. A mesure que la chaleur piégée continue de se réchauffer, le système agit comme un couvercle sur une casserole.
Comme le précisait le climatologue Christophe Cassou dans un entretien au Monde, « ces configurations sont dopées par le réchauffement climatique principalement dû aux énergies fossiles ». Toutefois, précise-t-il, « cet épisode survient alors que les sols de surface ne sont pas secs, après quinze jours de météo humide. Sans quoi la situation aurait été pire – de 1 °C ou 2 °C de plus ».
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07:18
Une réunion interministérielle prévue jeudi pour « faire le point sur la préparation des services de l’Etat » face à la canicule
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, présidera jeudi une réunion interministérielle sur la canicule « pour faire le point sur la préparation des services de l’Etat » face à cet épisode de chaleur exceptionnel, a annoncé son entourage lundi. La réunion se tiendra à partir de 16 h 15.
Sont conviés « les ministres [chargés] de l’intérieur, de la santé, de la justice, de la transition écologique, de l’éducation nationale et des collectivités locales, pour aborder les questions relatives entre autres à l’accueil du public, à l’état des nappes phréatiques, au risque de feux de forêt », a précisé Matignon.
Sur Le Monde aujourd’hui
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07:10 Pour approfondir
« Cet épisode de chaleur est un événement sans précédent », prévient le climatologue Christophe Cassou
Par Audrey Garric
L’épisode de chaleur qui touche la France continue de monter en puissance. Lundi 25 mai, les températures ont atteint de 32 °C à 35 °C sur la majorité du pays, avec des pointes à 36 °C dans l’Ouest. Météo-France a placé huit départements de l’Ouest en vigilance orange canicule pour mardi, soit une chaleur intense susceptible de constituer un risque sanitaire. Lundi, 18 départements de l’Ouest et de l’Ile-de-France étaient placés en vigilance jaune. C’est la première fois que ce dispositif est activé si tôt dans l’année.
07:09 En cartes 🌏
07:05
Record de température lundi pour un mois de mai à l’échelle de la France, la journée de mardi sera encore plus chaude
« A l’échelle de la France, lundi a été la journée la plus chaude enregistrée pour un mois de mai depuis le début des mesures », a fait savoir Météo-France dans son point publié à 6 heures.
« Ce mardi après-midi, températures maximales de 33 °C à 36 °C sur les départements en vigilance orange canicule. A l’échelle de la France, cette journée s’annonce encore plus chaude que celle de lundi », a aussi écrit l’institut météorologique.
« Mercredi très léger fléchissement des températures maximales sur la Bretagne tandis qu’elles sont en hausse sur le Sud-Est. Cet épisode de fortes chaleurs se prolonge ensuite et devrait durer au moins jusqu’à la fin de la semaine », a également rapporté Météo-France.
07:03
Huit départements de l’Ouest en vigilance orange canicule
Huit départements de l’ouest de la France sont entrés mardi en vigilance orange canicule, a fait savoir Météo-France, un cran de plus dans « l’épisode de très fortes chaleurs » qui traverse le pays depuis dimanche et une première pour un mois de mai.
Le niveau de vigilance orange – qui concerne le Finistère, le Morbihan, la Manche, l’Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Vendée et la Loire-Atlantique – correspond à une canicule proprement dite, soit une période de chaleur intense pendant au moins trois jours et trois nuits consécutifs, susceptible de constituer un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée.
C’est la première fois que ce dispositif d’alerte, qui analyse à la fois les conditions météorologiques et le risque sanitaire, est activé si tôt dans l’année.
Vingt départements sont, eux, placés en vigilance jaune, dans la moitié ouest du pays, Paris et la petite couronne, le Rhône et l’Isère. Ce premier niveau d’alerte, déjà inédit en mai, devrait rester en vigueur jusqu’à mercredi.
07:01
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