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La junte au pouvoir à Bamako accuse Paris de soutenir le Front de libération de l’Azawad, qui a lancé une offensive dans le nord du Mali fin avril. Des déclarations qui s’appuient sur les liens historiques entre les autorités françaises et ces indépendantistes, même si leurs relations se sont distendues.

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Des rebelles touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA), à Kidal (Mali), le 26 avril 2026.

Durant la semaine qui a suivi la prise de Kidal, le 26 avril, par les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA), ce n’est pas depuis cette petite ville du nord-est désertique du Mali que leur porte-parole s’est félicité de cette conquête, mais depuis Paris. Dans des interviews successives, Mohamed Elmaouloud Ramadane a estimé que la junte du général Assimi Goïta, au pouvoir à Bamako depuis 2020, allait tomber, et assumé l’« alliance de circonstance » du FLA avec les djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la filiale sahélienne d’Al-Qaida.

Les partisans du général Goïta ont rapidement vu dans ces interventions sur des médias français, quelques jours après une offensive sans précédent de ces deux groupes contre son régime, la preuve d’une collusion entre les rebelles à dominante touareg et Paris. Lui s’en défend. « La France est un pays d’où nous pouvons librement nous exprimer et faire passer notre message au plus grand nombre, donc nous en profitons. Mais je n’ai eu aucun contact avec les autorités françaises », assure Mohamed Elmaouloud Ramadane.

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