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A Camaçari, dans l’Etat de Bahia, l’installation d’une usine sur le site où opérait Ford suscite un fort espoir de reprise. Mais les conditions de travail des ouvriers déclenchent déjà de vives critiques.

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Vue aérienne de l’usine BYD, à Camaçari (Etat de Bahia), au Brésil, le 9 octobre 2025.

A Camaçari, une ville de 300 300 habitants située dans l’Etat de Bahia, dans le nord-est du Brésil, l’installation d’une usine de voitures électriques du géant chinois Build Your Dreams (BYD), sur le site où opérait la multinationale Ford entre 2001 et 2021, a suscité un vif enthousiasme. Soutenue par des incitations fiscales à hauteur de 463 millions de dollars (398 millions d’euros), « l’arrivée de cette entreprise ici me rend très fier », a déclaré le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, depuis une tribune, lors de l’inauguration du site, le 9 octobre 2025.

Pour cette ville industrielle, qui a sombré dans la crise après le départ de Ford, l’usine de BYD, censée produire 150 000 voitures par an et qui a nécessité un investissement de 5,5 milliards de reais (940 millions d’euros), redonne de l’espoir. « Cette entreprise représente pour moi la récupération de la dignité du peuple de Camaçari et du peuple bahianais », a expliqué le chef de l’Etat.

Le groupe a déjà permis à 3 600 Brésiliens de trouver un emploi. Et alors que l’usine entend doubler sa capacité de production d’ici à 2030, de nouveaux postes s’ouvrent chaque jour. Début mai, des dizaines de personnes faisaient la queue devant l’entrée de la gigantesque usine, à quelques minutes du centre-ville, pour déposer leur CV. « J’ai été recruté en tant que soudeur ! », s’enthousiasme Henrique Lisboa, 35 ans, heureux d’avoir enfin trouvé un travail dans sa ville natale. « J’ai eu d’autres propositions en dehors de la ville, mais je ne voulais pas voyager », ajoute-t-il.

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