« Joaoooo, Fon-se-ca, Joaoooo, Fon-se-ca ». A Roland-Garros, il est facile de savoir ou joue Joao Fonseca, le grand espoir du tennis brésilien, 30e mondial à seulement 19 ans. Il suffit pour cela de guetter la file d’attente la plus la plus longue et, surtout, de tendre l’oreille tant ses supporteurs sont bruyants. Dimanche 24 mai, pour la première journée des Internationaux de France, le court Simonne-Mathieu avait des airs de stade de football un jour de rencontre entre les Bleus et les Auriverdes.
Loin de l’ambiance policée des grandes enceintes Philippe-Chatrier et Suzanne-Lenglen, où aucun Tricolore n’a réussi à mettre le feu pour la première journée des Internationaux de France, les supporteurs du Carioca se sont donné rendez-vous dans l’enceinte sertie d’un serre tropicale. Les fans brésiliens sont nombreux à voyager pour suivre ses exploits à travers le monde.
Sous un soleil de plomb, beaucoup se sont massés dans les coursives pour suivre le match debout, à l’ombre. Joao Fonseca, qui est né et habite à Rio de Janeiro et dont le père dirige un fonds d’investissement, suscite les passions au Brésil. Beaucoup de ses compatriotes voient en celui dont la notoriété a décollé lors de l’Open d’Australie 2025, avec sa victoire contre le Russe Andrey Rublev, le successeur de Gustavo Kuerten. Ancien numéro un mondial et triple vainqueur porte d’Auteuil (1997, 2000, 2001), « Guga » était, avec Roger Federer, son modèle, enfant. Celui qui a déjà remporté trois titres, et dont la popularité ne fait que croître, a été ovationné dimanche après sa victoire face à un adversaire plus coriace que prévu.
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