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Après des semaines de menaces, les Etats-Unis et l’Iran laissent entrevoir ces derniers jours la possibilité d’un accord qui mettrait durablement fin à la guerre, mais des points d’achoppement persistent et leurs positions restent pour l’heure éloignées.
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18:59 Vos questions
Bonsoir,
Avec la guerre à Gaza déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, l’Arabie saoudite a écarté toute normalisation avec Israël sans la création d’un Etat palestinien souverain et viable. Un projet auquel s’oppose le gouvernement du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
De son côté, le Qatar a joué un rôle de médiateur entre Israël et le Hamas sur Gaza, et Doha accueille depuis 2012 la direction politique du mouvement islamiste palestinien. Mais les frappes inédites d’Israël, début septembre 2025, contre des responsables du Hamas à Doha, avaient ulcéré ce petit pays du Golfe.
18:54
« Le président de la FIFA [Gianni Infantino] nous a promis que tous nos joueurs recevraient un visa. Il n’y a aucune raison pour que nos joueurs ne reçoivent pas de visa », a déclaré le ministre des sports iranien, Ahmad Donyamali, cité par l’agence iranienne ISNA. Le ministre s’est exprimé alors que la participation de l’Iran à la Coupe du monde, organisée conjointement aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, est entourée d’incertitudes.
L’équipe d’Iran, qui devait initialement être basée à Tucson, en Arizona, durant le Mondial 2026 (11 juin-19 juillet), a annoncé samedi avoir obtenu l’aval de la FIFA pour établir son camp de base à Tijuana, ville frontalière.
18:41 L’essentiel
Après des semaines de menaces, les Etats-Unis et l’Iran laissent entrevoir ces derniers jours la possibilité d’un accord qui mettrait durablement fin à la guerre, mais des points d’achoppement persistent et leurs positions restent pour l’heure éloignées.
18:00 Liban
Des dizaines de bombardements israéliens ont visé dès les premières heures du jour plusieurs villes et villages dans le sud du Liban, tuant trois personnes à bord de deux voitures et à moto, a rapporté l’Agence nationale d’information libanaise (ANI).
Accusant le Hezbollah de « violer le cessez-le-feu », Israël avait émis des ordres d’évacuation pour les habitants de plus de dix localités, en majorité situées dans les régions de Jezzine et de Nabatiyé, et d’autres pour la ville de Tyr et ses environs, dont le camp palestinien de Rachidiyé.
A Doueir, localité de Nabatiyé, une femme est toujours ensevelie sous les décombres de sa maison visée par un bombardement il y a deux jours, faute d’une autorisation israélienne accordée aux équipes de secours. Une autre frappe dans le même village a tué deux sœurs qui recevaient les condoléances pour le décès de leur mère, toujours selon l’ANI.
17:25 Iran
« Les Etats-Unis ne veulent pas que la sélection iranienne s’établisse sur leur territoire. Ils nous ont donc demandé : “Peuvent-ils s’établir au Mexique ? Nous avons répondu oui, sans problème” », a annoncé la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, lors d’une conférence de presse, lundi. L’Iran, qui disputera ses trois matchs de la phase de poules aux Etats-Unis, a affirmé avoir obtenu l’accord de la FIFA pour établir son camp de base sur le territoire mexicain et contourner ainsi les problèmes de visas auxquels il est confronté.
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17:02 Liban
L’armée israélienne affirme sur Telegram avoir commencé à bombarder des infrastructures du Hezbollah dans la région de Tyr et dans d’autres zones du sud du Liban.
16:49 Détroit d’Ormuz
« Abandonner la gestion et le contrôle du détroit d’Ormuz dans un accord avec l’ennemi, pour quelque raison que ce soit, est une erreur totale et conduira à la défaite de la nation iranienne », a écrit sur X Mahmoud Nabavian, membre de l’Assemblée consultative islamique d’Iran.
L’Iran a mentionné des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l’idée d’un accord imminent, accusant Washington d’être versatile.
15:42 Iran
Une délégation iranienne de haut niveau, incluant le négociateur en chef et le gouverneur de la banque centrale, est au Qatar pour des discussions sur les efforts de règlement du conflit au Moyen-Orient et les avoirs iraniens dont Téhéran demande le déblocage aux Etats-Unis.
« Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, sont arrivés à Doha plus tôt dans la journée pour des discussions sur les efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin au conflit », a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) une source proche des négociations, sous couvert d’anonymat.
La visite est axée « sur les sujets liés au détroit [d’Ormuz] et à l’uranium hautement enrichi. Le gouverneur de la banque centrale fait partie de la délégation pour discuter de la question des fonds gelés, qui est abordée dans le protocole d’accord dans le cadre d’un éventuel accord final » entre Washington et Téhéran, a-t-elle ajouté. Cette visite s’inscrit dans le cadre du « processus diplomatique » mené par le Pakistan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a affirmé pour sa part l’agence de presse officielle iranienne, IRNA.
15:18 Iran
Un responsable iranien a qualifié de « superficielles » les blessures infligées au Guide suprême, Mojtaba Khamenei, lors de frappes américano-israéliennes au début de la guerre ; un rare commentaire du pouvoir sur la santé du dirigeant.
Lundi, le porte-parole du ministère de la santé iranien, Hossein Kermanpour, a révélé que Mojtaba Khamenei avait été admis dans un hôpital le 28 février à 13 heures et placé « dans une salle d’opération, aux côtés de plusieurs autres personnes blessées ». « A part des blessures superficielles au visage, à la tête et aux jambes, qui n’ont pas nécessité d’amputation ni provoqué de complications, il n’y avait rien de majeur », a ajouté le porte-parole, cité par l’agence de presse ILNA. « En tant que médecin, je pense qu’il ne s’agissait pas de blessures graves, aucune opération particulière n’a été nécessaire, à part un ou deux points de suture », a-t-il ajouté.
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14:54 Urgent
« Les négociations avec la République islamique d’Iran avancent joliment ! Ce sera seulement un grand accord pour tous, ou pas d’accord du tout », a réaffirmé sur Truth Social le président américain, qui a demandé que l’Arabie saoudite et le Qatar signent les accords d’Abraham.
« Par conséquent, je demande obligatoirement que tous les pays signent immédiatement les accords d’Abraham, et que, si l’Iran signe son accord avec moi, en tant que président des Etats-Unis d’Amérique, ce serait un honneur de les avoir eux aussi comme partie de cette coalition mondiale inégalée. Le Moyen-Orient serait uni, puissant, et économiquement fort, comme peut-être aucune autre zone, n’importe où dans le monde ! », a détaillé Donald Trump dans son post.
Le 15 septembre 2020, les Emirats arabes unis, Bahreïn et Israël signaient à Washington les accords d’Abraham. Il s’agissait d’instaurer des relations officielles entre les deux émirats du golfe Arabo-Persique et l’Etat hébreu, un triangle diplomatique consacré par un accord trilatéral.
14:00 L’essentiel
13:29 Iran
« Soit l’accord avec l’Iran sera un accord excellent et significatif, soit il n’y aura pas d’accord », a écrit le président américain sur Truth Social, en expliquant qu’il s’agirait de « l’exact opposé » de celui qui avait été conclu sous l’administration Obama, qui « constituait une voie directe et ouverte vers l’arme nucléaire pour l’Iran ».
Un peu plus tôt, l’Iran avait mentionné des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l’idée d’un accord imminent, accusant Washington d’être versatile.
13:27 Liban
Deux ministres d’extrême droite israéliens ont appelé à intensifier la guerre contre le Hezbollah, l’un plaidant pour y occuper davantage de territoire et l’autre pour bombarder lourdement Beyrouth, en pleines tractations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
« Il est temps pour le premier ministre [Benyamin Nétanyahou] de taper du poing sur la table face à Donald Trump et de lui annoncer qu’Israël retourne à la guerre au Liban », a affirmé le ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Dans un communiqué, il a appelé à « revenir à une guerre intensive », à « couper l’électricité » dans le pays voisin et à « prendre le contrôle » du fleuve Zahrani, situé plus au nord que le Litani.
L’armée israélienne, qui contrôle une bande d’environ 10 kilomètres de profondeur en territoire libanais, a fixé au Litani la limite de la zone qui doit être vidée de combattants du Hezbollah. Israël et le Hezbollah échangent quotidiennement des tirs, en dépit d’un cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, et le mouvement pro-iranien a de plus en plus souvent recours à des drones explosifs.
« Pour chaque drone explosif, dix immeubles doivent tomber à Beyrouth », a estimé le ministre des finances, Bezalel Smotrich, autre ténor de l’extrême droite israélienne. Il a affirmé, dans un communiqué, avoir approuvé un budget d’environ 2 milliards de shekels (près de 600 millions d’euros) pour développer des « solutions technologiques » à la menace des drones.
Pour le centriste Yaïr Lapid, chef de l’opposition, « il est inacceptable que des soldats et civils israéliens (…) continuent d’être sous le feu ». « Soit il y a un cessez-le-feu, soit nous répondons avec une force disproportionnée à chaque attaque contre nous », a-t-il déclaré, lundi, à des journalistes.
Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont depuis fait plus de 3 100 morts alors que depuis le cessez-le-feu l’armée israélienne a accéléré la destruction, au moyen d’explosifs, de missiles ou de bulldozers, des villes et villages du sud du Liban de la carte.
13:11 Pour approfondir
Les interférences affectant les dispositifs de localisation et de navigation des cargos se sont multipliées depuis le début du conflit au Moyen-Orient. S’y ajoutent des cas d’usurpation d’identité pour contourner des sanctions.
Par Julien Bouissou
Un cargo de 200 000 tonnes se met soudain à flotter sur une piste d’aéroport. Un autre avance en plein désert ou jette l’ancre à côté d’une centrale nucléaire. Les systèmes de navigation produisent un nombre croissant d’hallucinations à la suite d’une recrudescence des brouillages de signaux, qui provoquent des erreurs de positionnement et augmentent les risques de collision. Cette menace discrète s’est amplifiée avec la guerre au Moyen-Orient. Selon les données de la société de renseignement maritime Windward communiquées au Monde, les navires dans la région ont subi près de 1 million d’interférences de leurs systèmes de positionnement par satellite depuis le 28 février. Un niveau sans précédent.
11:19 Vos questions
Bonjour Mais encore,
Comme je l’expliquais dans le post précédent, il est compliqué de revenir en détail sur toute la période. Un « épouvantable accord », « le pire accord jamais signé par les Etats-Unis » : le président américain, Donald Trump, n’avait pas mâché ses mots – c’est rarement le cas – à propos de l’accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances de la communauté internationale. Le président américain avait assuré, sans donner de preuve ni cibler un point en particulier, que l’Iran ne respectait pas ses engagements – contre l’avis même de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui avait affirmé le contraire en juin 2017. Donald Trump a bien mis sa parole à exécution, le 8 mai 2018, en annonçant le retrait des Etats-Unis de cet accord et le rétablissement de sanctions économiques contre l’Iran.
Cet accord historique avait été trouvé après douze années d’âpres négociations. Si vous n’avez pas tout suivi aux multiples rebondissements qui ont ponctué ce dossier depuis 2002, vous pouvez donc lire l’article ci-dessous :
Lire aussi :
11:00
Le président chinois, Xi Jinping, a reçu le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, à Pékin, a déclaré l’agence d’Etat Chine nouvelle.
Le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal entre les Etats-Unis et l’Iran, accompagne le premier ministre au cours de sa visite à Pékin, montrent des images de la télévision pakistanaise. Il était vendredi et samedi à Téhéran avec le ministre de l’intérieur pakistanais, Mohsin Raza Naqvi.
10:39 Vos questions
Bonjour et merci pour votre question, à laquelle il n’est pas simple de répondre tant les relations entre les deux pays sont complexes. Depuis quarante ans, les deux pays s’opposent et affichent une rivalité tenace, mais il n’en a pas toujours été ainsi. De 1953 à 1979, l’Iran et les Etats-Unis étaient alliés. La prise d’otages à l’ambassade américaine à Téhéran, le 4 novembre 1979, a tout bouleversé.
Vous pouvez déjà retrouver une partie de ces informations dans la vidéo explicative que nos journalistes ont réalisée et qui devrait déjà répondre à votre question sur la situation jusqu’en 2020.
Ensuite, voici les grandes lignes concernant la dernière décennie :
10:23 Détroit d’Ormuz
L’Iran a affirmé imposer des frais pour des « services de navigation », plutôt qu’un péage, aux navires transitant par le stratégique détroit d’Ormuz, en pleines négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre.
« Les services fournis, à savoir les services de navigation ainsi que les mesures nécessaires à la protection de l’environnement du détroit d’Ormuz, du golfe Persique et de la mer d’Oman, nécessitent la perception de certains frais », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, lors de son point de presse hebdomadaire. Il a toutefois assuré que l’Iran « ne cherchait pas à percevoir de péage ».
09:50 Iran
L’Iran a mentionné, lundi, des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l’idée d’un accord imminent. « Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, lors de son point de presse hebdomadaire. « Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer », a-t-il ajouté, accusant Washington d’être versatile.
09:45 Vos questions
Bonjour JB,
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l’armée israélienne a accéléré la destruction, au moyen d’explosifs, de missiles et de bulldozers, des villes et villages qui se trouvent dans une « zone de défense avancée » de 600 kilomètres carrés – soit 6 % du territoire libanais –, délimitée par une « ligne jaune de démarcation », sur une profondeur de 4 à 8 kilomètres de la frontière, au motif de protéger les populations du nord d’Israël de la menace du Hezbollah.
L’analyse satellite réalisée par Le Monde, en collaboration avec l’entreprise Masae Analytics, révèle qu’entre le 2 mars et la fin d’avril les villes et les villages ont été rasés ou endommagés à hauteur de 45 % – le bâti périphérique n’a pas été pris en compte dans ce calcul. Les destructions atteignent 60 % à 80 % du tissu urbain dans certaines localités, comme Kfar Kila, Khiam, Taybeh ou Bint Jbeil. Le Centre national de la recherche scientifique libanais a répertorié, entre le 2 mars et le 8 mai, plus de 50 000 logements détruits ou endommagés dans le sud du Liban. Plus de 56 000 hectares de terres agricoles ont été affectés par des attaques israéliennes.
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