A 41 ans, il est le doyen du circuit ATP. Battu lundi 25 mai par le Néerlandais Jesper de Jong au premier tour de Roland-Garros (3-6, 6-3, 3-6, 4-6), Stanislas Wawrinka a fait ses adieux aux spectateurs du court Simonne-Mathieu, qui l’ont longuement ovationné à l’issue de son ultime bataille. Tout sauf une surprise : le Suisse avait annoncé, en décembre 2025, qu’il prendrait sa retraite à la fin de 2026. Désormais au-delà de la 100e place mondiale, il a bénéficié d’une invitation pour intégrer le tableau principal de la porte d’Auteuil pour la 19e fois.
Vainqueur surprise des Internationaux de France en 2015, en dominant en finale un Novak Djokovic à son apogée, Stan Wawrinka était devenu, au fil des ans, l’une des coqueluches du public. Un favori parfois grognon, qui ne cherchait pas à être aimable. Sur le tard, son revers somptueux, son mental d’acier, sa simplicité et ses trois succès en Grand Chelem ont fait de lui une star, presque malgré lui.
Besogneux autoproclamé, Stan Wawrinka s’est construit lentement. Il a dû patienter jusqu’en 2014 pour gagner son premier Majeur, l’Open d’Australie, à l’âge de 29 ans, et se révéler aux yeux du grand public. Une performance qui lui a permis d’atteindre le 3e rang mondial, son meilleur classement.
Il vous reste 80.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.















