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Tribune

Collectif

Un collectif de députés et de sénateurs du parti Les Républicains dénonce, dans une tribune au « Monde », l’« absurdité » politique consistant à rester dépendants des hydrocarbures plutôt que de mettre à profit une ressource que la France produit en abondance, l’électricité, en stimulant la demande.

Publié hier à 19h00 Temps de Lecture 3 min.

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Mercredi 26 mai, le président de la République s’apprête à détailler un grand plan d’électrification du pays. Nous l’attendons depuis dix ans. Dix ans pendant lesquels Emmanuel Macron aura réalisé un « en même temps » différé en matière énergétique : antinucléaire cinq ans, pronucléaire les cinq suivants.

Le bilan présidentiel, en effet, sera contrasté, entre la fermeture précipitée de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), l’abandon du programme de recherche autour du réacteur expérimental Astrid, puis le discours de Belfort, en 2022, où le même président faisait volte-face, pour annoncer la construction de six nouveaux réacteurs. La raison l’a finalement emporté. Car si Emmanuel Macron découvre aujourd’hui l’électrification, la droite, elle, n’a jamais cessé d’y croire.

Cette conviction s’est forgée au fil de décennies de décisions courageuses. En 1945, le général de Gaulle lançait la France dans la course à l’atome, en créant le Commissariat à l’énergie atomique. En 1974, le premier ministre, Pierre Messmer, engageait le programme énergétique le plus ambitieux de notre histoire, avec la construction d’une cinquantaine de réacteurs en à peine quinze ans, faisant de la France l’un des pays les moins dépendants des hydrocarbures au monde. Plus tard, Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy nous ont mis sur la voie des réacteurs de troisième génération. Plus récemment, c’est sous l’impulsion des parlementaires Les Républicains que l’objectif intenable de limitation à 50 % du nucléaire dans le mix électrique a été supprimé en 2022.

Des pales d’éoliennes au Havre (Seine-Maritime), dans le nord-ouest de la France, le 17 février 2025.

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