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Avant Kandinsky ou Mondrian, l’artiste suédoise a signé au début du XXᵉ siècle des œuvres géométriques et symboliques époustouflantes, traversées de références ésotériques.

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L’exposition de l’artiste suédoise Hilma af Klint, au Grand Palais, à Paris, le 4 mai 2026.

Depuis sa réouverture après ses travaux, la programmation du Grand Palais ne s’est guère distinguée par son originalité, entre commémorations d’artistes universellement célèbres et sélections issues des collections du Musée national d’art moderne. L’exposition consacrée à l’artiste suédoise Hilma af Klint (1862-1944) par l’universitaire Pascal Rousseau, qui en est le commissaire, est donc aussi bienvenue qu’inattendue. Non seulement la peintre est demeurée à peu près inconnue jusqu’à une rétrospective au musée Guggenheim de New York en 2018, mais son œuvre trouble l’histoire habituelle de l’apparition de l’abstraction en Europe au début du XXe siècle, et il est difficile d’interpréter ses tableaux aux références ésotériques complexes. Si l’exposition n’est pas exhaustive, elle présente la première décennie de l’œuvre d’Hilma af Klint, celle qui a été décisive et continue à déconcerter.

Elle naît, en 1862 à Stockholm, dans une famille aristocratique et fortunée. A partir de 1879, elle s’engage dans des études artistiques. Diplômée de l’Académie des beaux-arts en 1887, elle exécute des toiles à sujets mythologiques, des portraits et des paysages d’obédience postimpressionnisme : rien d’original. Mais, en 1896, elle fonde avec quatre amies le groupe De Fem – les cinq – pour des séances de spiritisme, pratique qui lui est connue depuis 1879 et qui est alors à la mode. Elle est supposée permettre d’entrer en contact avec des esprits.

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