L’affaire Epstein a fait une victime inattendue : la philanthropie américaine. En effet, sa figure de proue n’était autre que Bill Gates, cofondateur de Microsoft et créateur de la fondation sans doute la plus puissante du monde (la Bill and Melinda Gates Foundation), pour défendre la santé en Afrique et dans le sous-continent indien. Las, M. Gates est disqualifié depuis qu’il a été confirmé qu’il avait passé du temps, beaucoup trop de temps même, en compagnie du prédateur sexuel Jeffrey Epstein (qui s’est suicidé en prison, en août 2019, à New York) et de jeunes femmes, au début des années 2010.
Rien de répréhensible ne lui a été reproché, mais sa probité est en lambeaux. Celui qui fut l’homme le plus riche du monde a été lâché par son ami Warren Buffett : « Je ne lui ai pas du tout parlé depuis que toute cette affaire a été révélée », a déclaré ce dernier, le 31 mars, sur la chaîne CNBC, ajoutant qu’il avait fait une pause dans ses dons à la Fondation Gates. Celle-ci, de son côté, a lancé un audit externe sur ses relations avec Epstein.
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