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This handout picture obtained from the European Space Agency (ESA) on August 7, 2018 shows a view taken by German astronaut and geophysicist Alexander Gerst, showing drought affected areas across Germany and Central-Europe as seen from the International Space Station on August 6, 2018. (Photo by Alexander GERST / EUROPEAN SPACE AGENCY / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / ESA / Alexander Gerst" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
ALEXANDER GERST/AFP

Par Lara Pino Lerro et Victor Rocher 

Publié hier à 17h00, modifié hier à 18h19

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ExplicationsLe consensus autour du réchauffement climatique et de son origine humaine aura mis plus de deux cents ans à s’imposer. Alors que certains revendiquent encore le droit d’en douter, plongée dans les racines de cette longue épopée scientifique.

Ces deux derniers siècles, l’être humain a fait un bond de géant dans sa compréhension du réchauffement climatique. De la première intuition d’un savant français de la fin du XVIIsiècle, qui observe la chaleur du soleil s’accumuler sous ses fenêtres jusqu’à la puissance prédictive des modèles climatiques développés à partir des années 1970, c’est toute une aventure scientifique qui se déploie.

Alors que certains défendent encore aujourd’hui leur droit à douter de ce consensus et contestent la légitimité des acteurs scientifiques, les Décodeurs vous proposent de remonter le fil de cette grande histoire. Un récit largement méconnu, qui permet non seulement d’éclairer les racines du consensus actuel, mais aussi de montrer comment celui-ci s’est pas à pas construit.

Quand le réchauffement du climat semblait une bonne nouvelle

Avez-vous déjà remarqué que le verre laissait passer la lumière d’un feu mais arrêtait en grande partie sa chaleur, bien plus celle du soleil ? Cette observation, inscrite par l’abbé et physicien français Edmé Mariotte (1620-1684) dans son livre De la nature des couleurs en 1681, peut sembler sans conséquences au premier coup d’œil. Elle pose pourtant les premiers jalons d’une théorie centrale dans notre compréhension actuelle du réchauffement climatique : l’effet de serre.

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