Compagnon de tous les maîtres de la musique afro-américaine à partir de Charlie « Bird » Parker (1920-1955), auteur d’une vingtaine d’albums majeurs de l’histoire du jazz, inventeur, pour ses trois dernières décennies, d’une forme unique de concert fleuve au plus près des publics, le saxophoniste (ténor) et compositeur américain Theodore Walter Rollins, dit Sonny Rollins, est mort lundi 25 mai, à l’âge de 95 ans, à son domicile de Woodstock, dans l’Etat de New York. Sa représentante Terri Hinte n’a pas précisé la cause du décès, mais elle a fait savoir qu’il était confiné chez lui ces dernières années en raison de divers problèmes de santé.
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« Dès 5 ans, je savais quel musicien je serai. De toute éternité, je le savais », nous avait confié l’artiste lors d’une de nos rencontres. Theodore Walter Rollins naît à New York le 7 septembre 1930. Originaire des îles Vierges, sa famille vient de s’installer 133e Rue, dans la partie plus que modeste du quartier de Harlem. Le père, Walter Rollins, sert dans la Navy. Valborg, son épouse, est née sur l’île de Saint-Thomas : St. Thomas, la chanson qu’elle murmure à l’oreille de l’enfant. De ce calypso, Rollins fera son étendard. Un calypso, Rollins ? « Ne vous méprenez pas. Avec ses paroles à double sens et son rythme, le calypso portait un message satirique… Il moquait les puissants. Vers mes 13 ans, ma mère m’entraînait dans les fêtes antillaises… » Quant à sa grand-mère, elle est engagée auprès du militant panafricaniste Marcus Garvey.
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